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31.03.2008

L'aube

Je sens ta présence, qui me frôle.
Mes yeux noirs te déshabillent.

L’heure qui vient voit s’avancer l’aube d’une nouvelle éternité.
Ce qui de moi jaillit est un sens ajouté aux cinq qui t’accueillent.

Le ciel qui nous ouate rend jaloux le plus bel empyrée.
Ressens la rareté de notre monde partagé.

Les arabesques de nos mouvements sont des inspirations jetées à l’esprit des peintres.

Il faudrait rajouter des lettres au mot « caresses » pour parvenir à évoquer les sensations que mes doigts te créent.

Fallait-il vivre ? Oui ! Pour t’aimer.

Tu me libères des carcans, des impossibles, je deviens moi.
Je deviendrai à tes côtés la quintessence de l’humanité.

Debout dans la nuit, mes bras se lèvent vers les étoiles et émerge de mon corps la brume évanescente de mon amour pour toi.
Et mes sourires te racontent mes larmes de joie.

27.03.2008

Nouvel oxygène

Je te parlerai de ma force, même anéanti, même enterré sous des couches d’accablements.

Je revitaliserai chaque cellule de mon corps pour en faire de même au tien.

Je masserai ta peau, laverai tes maux, poserai mes lèvres sur l’air qui t’entoure.

Tu m’es si fidèle, si éternelle, si emplie de bonté que le sol de mes pas s’ouvre pour m’insuffler un nouvel oxygène. Je t’aime.

24.03.2008

Viens.

Notre amour est autotélique et centré.

Tu fais partie de ma sérénité. Sans effort, ton esprit sensitif devient le mien. Nous ne serons pas un couple mais une unité.
Je cueille mes jours et te les offre.

Nous serons beauté.

Viens.

23.03.2008

Le vol d'un papillon

Je me donne à toi comme je me donne à moi-même. Chaque minute de puissance, chaque instant de rudesse, chaque moment de plénitude, chaque soupir de fatigue, chaque étincelle d’éternité, chaque heure de sommeil, chaque seconde de plaisir, chaque sourire de contemplation, offerts.

Je vois en toi le miracle de la vie personnifié. J’épouse tes formes, j’embrasse tes contours, j’enlace ton regard.

Je respire l’eau que tu me fais boire. Je suis chaque plaisir orgasmique qui parcourt ton corps. Fidèle à ton bonheur, je t’aime.

Sans rien attendre, je te couvre de pétales opalescents d’une fleur endémique à la région de mon sexe. La vie est le vol d’un papillon posé sur tes seins.

22.03.2008

Puisque la vie

Puisque ma vie est la seule, pas une seconde je ne cesserai de t’aimer
Puisque le temps à exister est limité, rien de toi ne pourra m’éloigner.

Et le monde danse une course effrénée,
Et moi je fends la foule à rebours,
Toi et moi une fois trouvés,
C’est l’aube des nouveaux jours.

Même la nuit sera notre éveil,
Et nos contours seront de tendresse mâtinés
Et ta bouche, merveille des merveille
Je la dégusterai comme mon sommeil dernier



21.03.2008

Je t'aime

Je t’aime, toi qui incarnes la Femme, toi qui me montre la Femme.

Mon âme à chaque instant dessine ton âme. Mon sexe esquisse ton sexe. Notre amour fusionne au delà de l’infini.

Je t’invite à recevoir. Je goûte à la source l’émotion charnelle. Je bénis ton existence. J’accède à la danse savoureuse de l’Amour.

Nous baladons nos esprits sur les notes de la ballade des envies. Ton sourire me va aux tripes.

Notre éveil s’intensifie. Nos sens déclament la jeunesse éternelle de nos âmes. Nous vivrons du présent que l’on boit.

Manifeste-toi douce amante, réveille-moi de cette tendre attente, je t’emmène dans la saveur d’une jouissance lente.

Je t’aime suprêmement de cette lenteur qui émane de la certitude et de la confiance. Même dans nos danses rapides, nos êtres iront à leur rythme, calmes et tranquilles.

 Je te lance un murmure qui, où que tu sois, te certifie ma présence.

20.03.2008

Notre sexualité

Mon amour, notre sexualité ne sera qu’extase. De cette extase qui nous lie à la vie. Jamais une performance toujours un partage. Une énergie sexuelle qui ne s’évacue pas, qui ne fait que passer de toi à moi.

J’inventerai notre propre voie, ni indienne, ni bouddhique, elle sera la nôtre, unique.

En ce moment même j’ai une conscience nouvelle de cette énergie sexuelle dont je ne percevais pas la puissance mais qui par mon amour pour toi m’est révélée. Je fais monter le plaisir à ma guise et sans en perdre une goutte. Des heures, des jours, des années à te faire l’amour nous attendent…

Union physique en dehors de toute doctrine, sans dieux ni maîtres, seul toi et moi et l’univers.

18.03.2008

Chaque matin

Je t’aime comme mon unique autre moi-même.

Je te donne comme j’aimerai recevoir.

Aucun autre enjeu que t’aimer, passionné par les mots…pour t’aimer. Avide de beauté pour t’admirer. Je deviendrai sans que tu me le demandes ce que tu veux que je sois.

Mes sourires même sans être affichés sur mon visage se déposent sur ton âme aussi délicatement que des plumes sur l’eau.

Je lance une vibration à travers l’espace et le temps qui vient caresser ton cœur. Cette caresse ajoute un battement dont je suis l’auteur. Un battement au goût différent des autres, plus puissant, plus flagrant, accompagné d’une émotion que tu n’as jamais ressentie. Une émotion par laquelle tu te laisses envahir. Ton être entier est baigné, de ton corps à ton âme, par cette félicité. Respire et tu sentiras les battements de cœur que je t’offre. Lis ces mots et tu comprendras que je suis fait pour toi.

Et je sens que ton corps vibre non par moi mais par mon amour. Et tu m’aimes déjà alors que tu ne me connais pas. Et quand on se serre dans les bras, on ne s’emprisonne pas, on se libère, mon cœur…

Entends-moi. Parle-moi les silences de notre amour, à chaque heure de chaque jour.

Par les seuls attouchements de mon regard, tu jouiras. Notre sexualité ? Les fruits tous différents de l’arbre de notre amour. A consommer selon nos envies et nos idées.

Nous rayonnerons de nos âmes mises à nu offertes l’une à l’autre. Tout se construira sans même y réfléchir, sans même un effort…car je sais que c’est à tes côtés que ma vie se poursuivra. Et chaque matin, j’embrasserai une partie précise de ton corps, et chaque soir, je lui demanderai si elle se souvient de mes baisers.

17.03.2008

Alors que j'écris ces lignes

Consigne d'écriture : Kaleïdoplumes

 

J’aurais aimé pouvoir lui parler, les fantômes savent tant de choses mais ignorent les essentielles. Je lui aurais appris que s’accrocher à l’humanité c’est perdre la sienne, que nos sens sont à rendre à la Terre, qu’après la mort c’est comme avant la naissance : le claquement de doigt d’une éternité.

Je lui aurais murmuré que la non-présence n’est pas le vide, que la vie n’appartiendra jamais à personne, même le temps d’une vie.

Il aurait versé ces dernières larmes humaines pour ensuite pleurer de béatitude. Son être vaporeux se serait dissipé, rendant à l’air les derniers atomes auxquels il s’accrochait.

J’aurais aimé mais…mais…

Alors que j’écris ces lignes, je sens à nouveau sa présence. Il est là. Il me transmet qu’il m’a entendu lui écrire.

Il me demande de vous faire parvenir ces mots : « J’ai voulu chercher même après ma mort, celle que je n’ai pas trouvé durant ma vie. Celle qui était faite pour recevoir mon amour et dont j’étais conscient qu’elle n’existait peut-être pas. J’ai gardé, ma vie durant, cet amour pour moi, je n’en ai témoigné l’existence à personne. J’attendais de ne l’offrir qu’à elle, sentant que cet amour pur était trop précieux. J’ai été contraint d’abandonner le monde des vivants plus tôt que prévu, j’ai regretté de n’avoir pu ne serait-ce qu’exprimer mon amour pour elle au monde. Depuis trop de temps, j’erre, solitaire, dans cette obscurité des regrets, je t’ai entendu, toi le vivant, et, oui, il me faut rejoindre cette éternité blanche dont j’entends le tranquille appel. Avant de me dissiper, je tenais à faire parvenir ce message : Aimez-la ! Aimez-le ! Car celle ou celui vers qui se tend tout votre amour, le recevra d’une façon ou d’une autre. Ecrivez comment vous l’aimer ! Criez-le au monde. Ne cessez jamais d’exprimer la façon dont vous aimez. Car sachez que cet amour est reçu, transmis au delà même du temps et des continents. C’est mort que je l’ai appris, car c’est à l’instant que j’ai compris que l’Amour…c’est le don de soi. »

Je vois l’air scintiller de milliers d’éclats invisibles. Ca y est, il a compris qu’il devait s’abandonner pour pouvoir enfin aimer.

Je devrais être bouleversé et stupéfait de tous ces événements vécus à l’instant et transmis à vous par ces mots. Je ne suis que souriant. Souriant parce que j’ai la chance, moi qui suis encore bien vivant, de l’aimer, de le dire, de l’écrire, alors même qu’elle n’existe pas encore dans ma vie…

16.03.2008

Nos corps

J’aime chaque aspect de ton corps, j’en aime tous les reflets à mes yeux tous parfaits.

J’écouterai chacun de tes atomes me raconter de quelle étoile il est issu. Je sais qu’il n’y a que moi qui puisse t’aimer comme je t’aime et réciproquement.

Je vois dans ton corps nu la confiance que t’inspire mon regard, aucune timidité, aucune pudicité, je te livre mon corps tel qu’il est. Nudité, sensualité, sexualité, sans limites car en totale symbiose, confiance, délivrance.

Ton sexe est fait pour le mien. Je te ferai l’amour mieux chaque jour.

Nous nous coulerons l’un dans l’autre aussi inexorablement que des bulles d’air remonte à la surface de cet océan qui invite nos âmes à fusionner.

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