08.12.2008

Où que tu sois !

 

Toujours aussi proche et éloignée de moi.

Tous ces mois sans t'écrire ne m'ont pas distancé de toi.

Parce que rien n'est vain, que rien n'est anodin, ces mots servent.

 

Alors je t'écris.

 

 

Où que tu sois.

Je suis différent.

 

Où que tu sois.

Je suis le même.

18.04.2008

Je te sais.

Ivresse soulevée, jaillissante, ramifiée
Qui hante mon corps tendu vers toi
Souplesse féline, cérébrale, câline
Qui ancre mon destin dans le tien.

De l’histoire qui s’écrit, je pose les lettres
Du souffle qui sème, je suis l’air qui t’aime

Où que tu sois, immobile je marche vers toi.
Tu me sais. Je te sais. Nous nous aimons.

14.04.2008

Le marbre de ma mémoire

Je glisse dans l’eau tiède et m’accroche au rebord bien qu’ayant pied. Le menton posé sur le matelas de mes bras repliés, face à la villa, dos au soleil, je t’observe approcher.

Je respire tranquillement ces instants éternels qui sculptent leurs dessins dans le marbre de ma mémoire. Je scrute le bruit que produisent tes pieds nus sur l’herbe tendre, je souris de ton attention à ne pas perdre une goutte des deux cocktails que tes doigts nous apportent, je savoure le fil de tes courbes qui tisse ton corps dans mes yeux.

Sans un mot, tu poses les verres au bord de l’eau. Nos sourires complices en disent assez. Tu te glisses à ton tour dans la tiédeur du murmure des clapotis. Nos anatomies amoureuses se plaisent à savoir nos âmes l’être aussi. Nous baignons dans l’été de nos vies. C’est le bonheur que j’enlace en collant ton corps au mien. Nos lèvres se parlent une langue inédite.

Je t’aime éternellement car cet instant se grave à jamais.

 

( consigne 16 sur kaleiodoplumes

08.04.2008

Les mots de l’un de nos baisers

Fixement, mon regard te mire. Les secondes ralentissent mes gestes lents. Nos corps baignent déjà l’un dans l’autre alors que le premier contact est sur le point de se produire. Trois de mes doigts caressent une mèche de tes cheveux tout en glissant légèrement sur la peau de ta tempe. A chaque instant qui s’égrène, la surface de nos membres en contact s’étend. Une main sur un bras. Une cuisse contre une cuisse. Le tissu de nos vêtements rend plus nu encore la sensualité de ce qu’on frôle de l’autre. Je sens tout battre en toi au même rythme qu’en moi. Mes yeux scrutent doucement tes lèvres puis remontent constater que les tiens fixent les miennes. Au moins il reste de distance entre nos bouches, au plus elle est longue à parcourir. Mes mains caressent ton épaule, ton dos, tes doigts, et même ce qu’elles ne touchent pas. Nos lèvres sourient du plaisir qu’elles ressentent si proches de s’aimer. L’endroit où elles vont une première fois se poser est tranquillement choisi….Ce sera ici. Quelle douceur. Quel bonheur. Ma langue humecte délicatement ma lèvre inférieure avant de te laisser décider cette fois-ci où m’embrasser. Nos bouches sont devenues étendues océaniques et jamais nos lèvres se touchent au même endroit. Chaque instant redevient une éternité. Nos paupières ainsi que nos bouches se ferment puis s’ouvrent. Nos langues ont envie d’érotiser davantage ces instants. Plus délicatement que le plus serein des peintres, je redessine le contour de tes lèvres grâce au bout de ma langue qui y glisse. Toute la magie de ce baiser se grave dans mon corps entier. Je le laisse se poursuivre mais décide ici mes mots d’arrêter.  

06.04.2008

Mon matin

Mon matin, c’est tes seins
Mon soir, c’est tes reins
Et durant toute la durée du jour, je parcours le chemin.

Et à ne pas te chercher, je reste libre pour t’aimer.

Mon coucher de soleil, c’est notre indépendance
Mon aube, c’est notre amoureuse complice jouissance
Et durant toute la nuit, nos corps s‘équilibrent dans cette danse.

Et j’ai tout à t’offrir car j’ai juste à te recevoir.

Ma vie à recevoir la tienne.

05.04.2008

Mes lèvres

Mes lèvres tour à tour te sourient, se posent sur ta peau, te parlent du silence de nos âmes et de ceux de nos mots.

Sens-les qui te frôlent de leur vol.

 

Mes lèvres sont la ponctuation de notre amour. Je te pointille le cou, je te virgule la langue.
Elles te traduisent et mes silences et mes paroles. Elles émettent des guillemets qui parfument tes pensées.

Elles n’attendent que toi pour être embrassées.

31.03.2008

L'aube

Je sens ta présence, qui me frôle.
Mes yeux noirs te déshabillent.

L’heure qui vient voit s’avancer l’aube d’une nouvelle éternité.
Ce qui de moi jaillit est un sens ajouté aux cinq qui t’accueillent.

Le ciel qui nous ouate rend jaloux le plus bel empyrée.
Ressens la rareté de notre monde partagé.

Les arabesques de nos mouvements sont des inspirations jetées à l’esprit des peintres.

Il faudrait rajouter des lettres au mot « caresses » pour parvenir à évoquer les sensations que mes doigts te créent.

Fallait-il vivre ? Oui ! Pour t’aimer.

Tu me libères des carcans, des impossibles, je deviens moi.
Je deviendrai à tes côtés la quintessence de l’humanité.

Debout dans la nuit, mes bras se lèvent vers les étoiles et émerge de mon corps la brume évanescente de mon amour pour toi.
Et mes sourires te racontent mes larmes de joie.

27.03.2008

Nouvel oxygène

Je te parlerai de ma force, même anéanti, même enterré sous des couches d’accablements.

Je revitaliserai chaque cellule de mon corps pour en faire de même au tien.

Je masserai ta peau, laverai tes maux, poserai mes lèvres sur l’air qui t’entoure.

Tu m’es si fidèle, si éternelle, si emplie de bonté que le sol de mes pas s’ouvre pour m’insuffler un nouvel oxygène. Je t’aime.

24.03.2008

Viens.

Notre amour est autotélique et centré.

Tu fais partie de ma sérénité. Sans effort, ton esprit sensitif devient le mien. Nous ne serons pas un couple mais une unité.
Je cueille mes jours et te les offre.

Nous serons beauté.

Viens.

23.03.2008

Le vol d'un papillon

Je me donne à toi comme je me donne à moi-même. Chaque minute de puissance, chaque instant de rudesse, chaque moment de plénitude, chaque soupir de fatigue, chaque étincelle d’éternité, chaque heure de sommeil, chaque seconde de plaisir, chaque sourire de contemplation, offerts.

Je vois en toi le miracle de la vie personnifié. J’épouse tes formes, j’embrasse tes contours, j’enlace ton regard.

Je respire l’eau que tu me fais boire. Je suis chaque plaisir orgasmique qui parcourt ton corps. Fidèle à ton bonheur, je t’aime.

Sans rien attendre, je te couvre de pétales opalescents d’une fleur endémique à la région de mon sexe. La vie est le vol d’un papillon posé sur tes seins.

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